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Abstract
Victor Hugo prétendait que son roman Le Dernier Jour d’un condamné était un plaidoyer contre la peine de mort. Si c’est bien le cas c’est un livre raté. En effet, Hugo démontre le contraire puisqu’on retrouve un désir nocif partout dans ce roman : chez tous les personnages, les lecteurs et même le Condamné. Nous identifions ce désir nocif comme étant un désir exprimé par le grand Autre de Jacques Lacan. À plusieurs reprises, on trouve des exemples de personnages qui ne font que leur travail dans ce livre où tout se passe de façon mécanique. Ils font simplement ce qu’il sied de faire, afin d’éviter tout blâme. Même la fille du Condamné le condamne à mort à son tour en lui lisant son arrêt de mort : il n’est pas possible qu’il soit son papa car il n’est plus beau.